Un aréopage,une foule, des gens çà et là,
Entassement du nombre, hommes et femmes,
Des vieux, des jeunes, d’ici et de là-bas,
Grouillant désordre et troublant amalgame.
Ca bouge, ça vit, ça hurle, ça mord,
Dans l’agitation et les bousculades,
Des souvenirs, espoirs et remords,
D’inquiètes et d’étranges peuplades.
Rencognés, en une pesante promiscuité,
A fleur de colère et de confusion,
Oublieux des hiers, pour la présente acuité,
Pleine d’immédiat, ivres d’effusion.
Violence des coups, des mots acerbes,
Ils s’accumulent dans les grandes villes,
Se toisent d’envies qu’ils exacerbent,
Errant en ce vide de leurs âmes serviles.
Une guerre molle, aux combats flaccides,
Sans excès, à distance d’indifférence,
Où chaque envie entraîne l’homicide,
Par le silence complice de l’intendance.
Sur la palette des peaux qui s’étalent,
Des climats, des lieux et des endroits,
Au soleil des amonts et l’ombre des avals,
Des gens s’entretuent au nom du droit.
Ce droit d’être et de vivre, et celui d’avoir,
De posséder toujours plus, plus encore et encore,
Et se sentir vivant, dessus dans l’entonnoir,
Dans l’espoir d’oublier, se déprendre de la mort.
( Suite peut-être, selon l'inspiration, à moins que cela ne se suffise à soi-même))