Ayant la possibilité d'insérer des bandes sons Youtube, je vous propose la relecture du grand navire, dans les conditions où il fut écrit, c'est une redite certes mais cette fois-ci vous pourrez associer musique des mots et celle des notes.
C’était un grand navire, et il partit du levant, ou peut être du couchant, on ne sait plus, ce que l’on sait pourtant c’est qu’il partit par une nuit de grand vent, sur un grand océan, un océan de lait, de sang, ou de larmes, mais plus sûrement d’eau saline… nul ne s’en souvient vraiment. Est-ce bien important de savoir sur quel océan le navire s’engagea dites moi ?
De quel port largua-t-il les amarres, ce grand navire ? Est-ce bien important de le savoir ? Il partit avec à son bord des hommes et des femmes, et bien sûr des enfants, des enfants de ceux-là…. là est la seule importance, n’est-ce pas ? Il paraît qu’il y avait un accordéoniste qui était du voyage, d’autres parlent d’un violoniste, et d’aucuns affirment qu’il y avait les deux. D'orchestre cependant il n'y en avait point, cela chacun en est certain. Mais qu’importe de savoir vraiment qui accompagnait ces gens, sur ce grand navire ? Car c'est le grand océan et ses vagues terribles qui allait les faire danser ces hères en guenilles... ces hommes et ces femmes égarés... et leurs enfants dépenaillés. Les ballotter dans la danse entêtante du roulis, dans le chahut des ondes gigantesques et impitoyables, jusqu’à vomir la peur et leur âme par-dessus le bastingage.
Si l’on écoute bien ceux qui racontent, on leur entendra dire qu’il y avait aussi des mouettes dans le ciel, et des embruns de sels, des vagues aux hautes crêtes, et le bruit de l’étrave métallique, qui, à grands coups de bélier, fendait le mur ondoyant de la houle. Et pour ceux qui étaient à la poupe, ils pouvaient admirer les remous de hélices qui brassaient l’océan avec une force impavide… des remous de lait, de sang, de larmes... ou d’eau saline plus sûrement. D’autres qui en rajouteront, vous parleront des fumées noires que crachaient les hautes cheminées du grand navire, et qui se mêlaient à l'obscurité des cieux bien après l'horizon, telles une écharpe de brume épaisse... de la pluie d’or et des effilochures du crachin marin qui se déposait sur les hublots, du salut de la proue à la mer comme un pénitent que se dodeline et psalmodie sa prière, mais tout cela n’ajoutera rien à l’histoire ... n’est-il pas ?
Oui... c’était un grand navire, par un soir de pluie d’or dit-on, qui partit de là-bas pour aller ailleurs, emportant en son sein des gens, des gens qui cherchaient un quelque part qui n’était plus ici ou là. Ceux qui s’en souviennent, et ils sont peu, ne savent plus dire si c’est la pluie qui était d’or, ou les larmes des passagers qui brillaient à la lueur de la pleine lune. Mais est-ce bien utile de le savoir ? De savoir s’il pleuvait ce soir là de l’or ou de l’argent ? Des pièces, des pétites ou des perles de sel? Qu'importe de savoir si le trésor tombait du ciel, ou s'il était enfoui dans l'espoir des gens et suintait de leur attente? Mais peut être, n'était ce qu'une pluie de grand vent, aux reflets argentés dans une nuit de lune pleine, à la brûlure saumâtre et la caresse vive? Et il vogua ce grand navire des hommes, jour après jour, et parfois, dans la profondeur de la nuit, l’on pouvait entendre, entre les à-coups de la houle sur la proue et la pulsation lente des machines, le fredon des prières, comme venu du dedans du ventre de cet espoir flottant, le bourdon des angoisses de ce peuple en fuite. D’aucuns affirment que c’était la plainte de l’accordéon qui se laissait entendre, tandis que d’autres, pas les plus nombreux, sont sûrs que c’étaient les sanglots du violon qui leur parvenaient. De là à dire que les deux instruments pleuraient ensemble, d’aucuns osent le penser. Mais est-ce bien important que de savoir cela ? Que de savoir si le violon sanglotait en compagnie de l'accordéon? Tout ce qu'on l'on peut affirmer, c'est que chaque nuit quelqu'un pleurait. Et chaque matin, bien avant l’aurore, et même l’aube, ce bref crépuscule de la nuit, avant que les enfants ne se réveillent, et que les femmes encore ensommeillées ne s’enviennent dénouer leurs cheveux dans le vent… qu'elles ne dénudent leur poitrines engorgées de lait pour calmer la faim de leurs petits... sans bruit, sans paroles, dit-on, les hommes, tels des ombres silencieuses, remontaient à la queue leu leu sur le pont, les bras chargés des morts de la nuit, pour les offrir, enveloppés, dans le sillage du bateau, au grand appétit des vagues. C’est ce que racontent, ceux qui se souviennent, de ce que ceux qui disaient l’avoir vu, leur ont raconté, quand ils vivaient encore assez, pour se souvenir de l’avoir vécu.
On ne sait pas où a accosté ce grand navire, parti une nuit de pluie d’or, sur un grand océan, une mer de lait, de sang ou de larmes... mais d’eau saline plus sûrement. A-t-il un jour touché terre, coulé, remonté une embouchure, découvert une île déserte, un continent oublié ou une terre inconnue ? Nul ne peut le dire au vrai. Personne ne sait si tous les hommes ont fini par jeter par-dessus bord, matin après matin, les vieillards, puis les femmes aux seins lourds, aux cheveux dénoués, et enfin les enfants hâves trépassés… s’ils ont fini par s’entredévorer, dévorer par la faim, ou s'entretuer, poussés par les démons intimes qu’ils avaient malheureusement embarqués ? Au juste nul n’est vraiment sûr, et plus personne ne s’en souvient de ce qui s’est passé vraiment sur ce grand navire, parti un jour, plutôt une nuit, du levant, ou du couchant… mais est-ce important de le savoir ? Peut être a-til fait demi-tour, ou alors continue-t-il son voyage ce grand navire, sur le grand océan, de lait, de sang, ou de larmes... mais d'eau et de vagues salines plus sûrement.
Tendez l’oreille les soirs de grand vent, quand la houle cogne contre les étraves métalliques, et que les mouettes dansent immobiles dans le ciel obscur… peut être alors entendrez-vous un fredon, un murmure de la nuit, la voix d’un vieil homme vous raconter l’histoire du grand navire parti du levant, ou peut être du couchant, sur une mer de lait, de sang ou de larmes…mais d’eau saline plus sûrement. Vous narrer l’épopée de ces gens embarqués pour un ailleurs, partis à bord d'un grand navire, sur un grand océan, un soir de pluie d'or ou de nuit chagrine, parce qu’ici et là-bas il n’y avait plus ... de lendemains possibles... et des aujourd'huis trop pesants.
Il y a quelques années en écoutant cette musique je m'étais laissé entraîner à écrire en l'écoutant et cherchant à suivre son rythme par le bruit des touches de mon clavier mêlé àcelui de mon émotion. J'ai tapé ce texte sans vraiment savoir ce que j'écrivais. je vous propose de vivre cela en lisant et écoutant, cependant il ne faut commencer la lecture qu'après la 1ère minute d'écoute, changement de rythme... bon voyage en espérant que vous aimerez. Attention cela va vite à vous de trouver votre rythme d'élocution ou de lecture muette! N'hésitez pas à gigoter sur votre siège, à chanter, à dodeliner de la tête, comme je l'ai fait, essayez, vous verrez c'est fou d'entrer totalement dans cette musique! (je l'avais déjà mis sur blog mais ne savais pas encore insérer vidéo, merci Magnolia!)
Ca bondit en moi et mes doigts se mettent à courir sur le clavier et ils tapent !!! Ils tapent cette émotion pleine d’images de souvenirs et c’est un feu qui court en moi ! L’incendie des peurs et des émois enflammés !
Et je tape, je tape sur les touches mais intérieurement c’est mon cœur qui cogne une chamade folle sur cette musique trépidante !
Des chemins des mots et des caresses, des regards, et mes doigts écrivent cela sur le refrain fou qui s’ébranle en moi et que rien ne peut retenir !
Mes doigts tapent, comme une course folle comme un élan d’enfance, un retour de ces instants qui ont fait vibrer l’âme et les viscères, qui ont emballé le cœur à le rendre fou et fait vomir le désir intérieur !!!
Mes doigts tapent et je ne peux regarder l’écran car ils dansent, ils dansent sur les touches sautant de l’une à l’autre et au-dedans ça tourne et tourne ! Oui j’ai envie de crier de hurler de pleurer et de danser !
Tapent mes doigts sur cette musique que je remets sans cesse, ballant en moi dans la lumière des larmes qui brillent, dans les sons qui font écho sur ma viande et vibrer à n’en plus finir ! Chante Salif et fait gémir mon âme, qu’elle se vide et s’étale sur le sol de ma désespérance pour s’endormir épuisée mais soulagée, qu’elle se meurt avec au fond un sourire merveilleux sur des images souvenirs !
Mon corps oscille et mes doigts s’affolent, ma tête dodeline et ma chair frissonne, que tape ma folie sur des notes d’ailleurs et que la saccade des touches écrive cette émotion venue d’au-delà de mes pensées ! Ô folie cachée ! Virevolte et embrase la pièce intime où la nuit est éternelle, que le feu allume la lueur tremblante des émotions recluses et enfin donne un ciel au lendemain ! Chante petit homme noir, chante ! Hurle et danse ma folie, libère en moi, de moi, cette peur incertaine, cette étreinte puissante qui empêche mon âme de s’étirer et de glisser dans les recoins d’un bonheur interdit ! C’est le fredonnement des tam tam, l’enveloppe et le souffle des paroles, c’est le crépuscule du sud qui s’en vient dans une complainte, celui de la souffrance du monde qui se dit sans se faire comprendre, et mes doigts continuent leur danse frénétique alignant les mots comme des pas ! Ils avancent dans un frisson ancien, inscrit depuis toujours dans cette mémoire des nôtres, qui s’en revient lorsque la peur ancestrale se réveille et dicte sa loi aux gènes !
Je crie ! Je hurle au-dedans ! Et mes yeux disent cette douleur, ils brillent et laissent verser les larmes de l’incompréhension, mes muscles se tendent et veulent broyer l’invisible, mais seuls mes doigts le peuvent alors ils tapent comme des aliénés sans entraves, dans leur délirequi explose et ondule sur la musique qui jaillit puis s’écoule !
Mes lèvres reprennent ces mots inconnus mais elles les hurlent, déchirant le silence d’un aujourd’hui tranquille ! En boucle la musique comme un ivresse sempiternelle, en gorgée d’émotions, note après note, et mes doigts tapent, oui ils tapent à une vitesse folle, comme des marcheurs en pénitence, comme les processionnaires d’une course votive pour un demain d’apocalypse ! Ils tapent les doigts et suivent le chœur. Je mords dans le vide la violence des miens, des ceux qui me ressemblent, des ces images de moi dans les autres réfléchies ! Je dilacère ce que je suis parce que ce que je suis autrui me le décrit par ce qu’il est ! Me donnant envie de tout expulser d’un jet acide et violent à la face du monde !
Chante homme noir, chante ce que je crois être la misère des tiens comme elle est aussi la mienne car au-delà des mots, des couleurs et des coups notre souffrance est la même depuis qu’un jour la raison s’est égarée dans la chair !
Je regarde mes doigts qui courent, je regarde le temps qui les suit, la fuite est éperdue et les sons l’accompagnent, que chantent les douleurs et les plaintes lointaines, nul ne viendra car le mal est au-dedans et la porte est close ! Oui dansez cicatrices et blessures, c’est la sarabande de la peur et de sa chienne compagne l’incertitude douloureuse! Qui ? Qui osera croire que la musique est belle et que la danse un appel ? C’est la cérémonie païenne des démons intérieurs qui violent et se baffrent dans une mascarade sublime et envoûtante ! Qui osera dire un jour stop ? Alors continuons le bal et que courent les doigts, sur ces touches mécaniques, qu’ils sonnent la fin d’un morceau et ensuite s’en aillent de nouveau frapper caresser et meurtrir ! C’est la musique des mots et celle des autres, des maux, ceux de l’âme et aussi des esprits d’avant. C’est la course sur cette portée infinie d’un temps des hommes : blanche, noire, croche, silence et pause, rythme et pulsation, cris et lamento, scansion et allitération des sons et des paroles ! Chante petit homme mes doigts te suivent et tapent, ils tapent ta musique et ta voix pour dire qu’au-dedans résonne une peine qui envoûte et entraîne au loin, dans ce marécage caché, l’âme qui se pleure !
C’est le voyage intérieur sur ce chemin musical, la cascade infinie qui emporte tout ! Souvenirs et images, passé et présent dans un flot incroyable et de remous terrifiants. Plus rien ne peut arrêter la marche des doigts sur le clavier, ils avancent soldats d’une histoire à écrire, plutôt à répéter, ils dansent et trébuchent se relèvent et de nouveau gesticulent ! La bataille des mots, le combat des phrases, le sang du sens va jaillir et empourprer les idées ! Fluante hémorragie, poisseuse espérance, la vie danse à la cérémonie de l’horreur, l’homme a écrit le présent à l’encre de sa nausée parce que son histoire se répète bien que change le papier !
Tapent les doigts l’histoire ne fait que de se réécrire ; alors chante petit homme d’ébène accompagne la fuite du temps et que ces phalanges musiciennes et danseuses suivent ton chant dans l’écriture infinie de la torture des hommes.
Je t’emmènerai dans le pays de nous-mêmes, là, où toi et moi, sommes autrement. Nous ouvrirons les portes inconnues, celles que d’aucuns disent ne pas exister, mais que nous saurons trouver, pour les ouvrir doucement.
Nous irons, ensemble, plus avant, là où tout est possible, dans ce pays de l’ailleurs, dont le ciel a la profondeur des attentes, et le vent le parfum des soupirs.
Toujours plus loin je t’emmènerai, dans le crachin du désir, à la recherche de la source, par les vallées et les collines de ton intime, à nouveau découvertes.
Par tes yeux je chercherai la route, dans cet azur par tes larmes exhaussé, le tracé vers ce monde que nul avant nous n’a encore foulé. Guidé, guidé par le fredon de tes murmures, de tes mots retenus puis lâchés sans pudeur.
Plus rien ne pourra nous effrayer, pas même nous-mêmes, submergés par l’animalité de nos envies, de nos actes et de nos pulsions… mus par cet appel de la chair, dans la confusion des mots, des cris, des caresses, des regards et des morsures.
Avec toi et par toi, je remonterai le cours de tes humeurs, cette rivière aux rives secrètes et si molles, à l’écume de désir et de spasmes, dont la naissance perle au tréfonds de ton ventre, et que ta féminité abrite dans les tourbillons intérieurs.Tu m'accompagneras, me guideras délicatement, avec force parfois, sur les sentiers de ta peau vers ce lieu que toi seule connais.
Je boirai tes baisers comme l’on avale un crachat, dans la vulgarité de ma gourmandise, et la frénésie de cette bestialité dont tu auras ouvert la porte afin qu’elle soit sans retenue.
Je fermerai les yeux pour être avec toi plus encore, mêlant nos souvenirs à l’instant, les parfums d’hier et les senteurs du moment, n’écoutant que ton souffle comme j’écoutais le vent, quand nous étions couchés, toi et moi, dans les blés de juillet. J’attendrais sa caresse tiède et sa douce pavane, prémices d’un baiser, d’un enlacement, d’une étreinte, d’une indistinction de nos corps.
Plus rien n’aura de sens, plus d’hier, de demain, ni même d’aujourd’hui dans son écoulement… nous serons comme des enfants de ce monde, adolescents de cet ailleurs, sans calendrier ni temps… mais aussi des adultes par le désir et l’audace de nos corps, amants nouveaux par-dessus nos histoires anciennes, sans repère aucun, sans mémoire, sans plus de comparaisons.
Évadés de nous-mêmes, loin de la geôle quotidienne, fugitifs emportés par la complicité d’un partage, d’une envie sans vergogne, nous saurons ne plus nous retourner, ne plus chercher l’heure et l’égrènement des secondes, pour ne saisir que l’instant, le figer afin qu’il ne s’écoule plus et nous laisse réunis dans cet intervalle inventé.
En nous la poussière des âges ne saura se déposer, le soleil ne se couchera plus, ou alors s’étirera jusqu’à s’unir à des crépuscules incroyables, dans l’embrassement du ciel en des couleurs sublimes et confondues, où les mauves et les pourpres s’enlaceront dans l’empyrée, tel un voile de soie, parure d’orient par les dieux déployée.
En ton ventre, en mon ventre, seront des frissons, des spasmes, des ondes intérieures… cette vague scélérate qui gonfle et bouscule l’âme et les viscères et que l’on ne contrôle pas, cet emportement qui mène aux frontières de la vie, aux portes de l’ivresse folle et suprême, au bord de cette falaise éclaboussée par les embruns de la tempête où le ciel semble s’être approché si près, si proche qu’il se confond avec le tout… Emportés, emportés auprès d’elle, à la côtoyer sans céder à son appel… à s’en approcher en souriant, à l'effleurer la mort, pour lui dérober cette part de vie méconnue, inconnue, dissimulée en son giron, que l'on discerne dans la brièveté des émotions... ce ressenti magnifique, mais si fugace, si flou et insaisissable.
Aller plus avant encore et sans crainte dans la précipitation des chamades, sentir nos cœurs battre au travers de la peau, toujours plus amplement, dans le désordre, échappant aux contrôles intérieurs, pour se cogner au-dedans si sourdement, au point de vouloir s'emballer dans cette incantation, pour exploser et jaillir par-delà nos poitrines, dans un geyser de désir pourpre et chaud. Sentir ces palpitations remonter jusque dans nos gorges, sourdre dans nos intimités, se répandre dans nos oreilles par derrière les tympans, dans une pulsation violente, et de s’écouler, ailleurs, dans des humeurs suaves, acides et impudiques.
Il est ce monde, cet ailleurs, cet univers aux couleurs différentes, où le vent à la tiédeur des soupirs, la pluie la moiteur des appels, et les nuées le contraste des mauves et des pourpres enlacés. Chacun le sait, le sent, le cherche, l’appréhende, et rarement le trouve. Il faut être deux pour en défricher l’entrée, pour s’y glisser doucement, ou violemment encore, dans une frénésie et un désir partagés, construit, ensemble, par les attentes et les provocations, les regards et la fuite des yeux. Petit à petit dans l’abandon des conventions, nourri par les amours et les déceptions d’auparavant, enrichi des frissons des mots, des vibrations internes, des images de l’instant et de celles que l’on se refusait juste avant. Ce monde où l’on devient spectateur de nous, acteur de soi et de l’autre, où chaque geste en entraîne un nouveau à sa suite, comme un complément qui le renforce, le fait perdurer, construisant cet amalgame du plaisir, du désir, ce mélange inédit de paroles, de peau, d’humeurs, de regards, de gêne et de caresses, d’outrance et de douceur. C‘est un tout fait de l’addition des détails, magnifique dans son ensemble, unique dans son accomplissement, mais où chaque détail devient aussi un tout, par le biais de l’acuité nouvelle qui s’est faite jour en cet ailleurs… un tout riche de l’ infinité des choses que l’on ose y mettre et y trouver.
Un jour tu m’emmèneras là-bas, car sans toi jamais je ne trouverai la porte de ce monde enfoui en chacun, mais qui n’est accessible qu’à ceux qui savent s’unir pour le faire exister.